
L'envolée
Entre nous deux, l’envolée,
Entre nous deux, l’infime passage,
Pourrais-je te croire hors d’atteinte.
Hors d’atteinte ...
Le creux, ou l’envolée, le creux ou l’envolée,
Le creux, vertige de soi-même.
C’est au creux de toi-même que se peaufine.
C’est au creux de toi-même que tout se peut, vacille
Do you know what i mean ? Do you know what i mean ?
Parmi nous, les faces, angles, falaises, rapides,
Pourrais-je me croire hors d’atteinte, un jour... Hors d’atteinte.
Le creux, la vague, le fond ou l’envolée ?
Safe, secure au bord de soi-même, au bord de soi-même.
C’est au creux de toi-même que se peaufine.
C’est au creux de toi-même que tout se peut, vacille
Do you know what i mean ? Do you know what i mean ?
C’est demain que tout passe Que le flou se dissipe
Que le beau nous ranime Nous ramène, nous porte. Hors d’atteinte, hors d’atteinte
Le fil, le vide, le Spleen ou l’envolée ?
Le Spleen ou l’envolée, au bord de soi-même
Au creux de soi-même, je pense et j’imagine.
Do you know what i mean ? Do you know what i mean?

Le cœur de Rimbaud
D’une main plongée dans l’eau trouble
Me plais, happée, je suis
D’un long voile, drapée, dérive
Le cœur des roseaux est à moi
Le cœur de Rimbaud tout à moi
L’aube, les méandres, Verlaine
Le cœur du mystère, rien qu’à moi
Ophélia je suis,
Diaphane, je plie dans les eaux,
Bercée par l’onde, j’entends
Flottaison ultime m’entraîne
Ophélia je suis
Ophélie, je file
La dormeuse du lac veille
De son long, étendue
L’ intime et l ‘âme
Ne dorment que d’un oeil
A côté, a jailli sa folie
Hypnotique, lumineuse
Au bout du reflet, c’est elle
Au fond du miroir, encore elle
L’alouette, la Narcisse, toujours elle
Ophélia je suis, Ophélie sans fond
Pour Shakespeare, chavirée
Vers le bord, l’absolu d’un après
Ophélie je suis,
Ophélie sans fin.
Chakra du coeur
Depuis hier, plus d'échos, plus de traces.
Jusque là il trônait au centre de tout mon être.
Avec ses douze pétales, tantôt illuminé, parfois éteint.
Ouvert, puis fermé...au cœur de tout.
Lui, moi et nos habitudes.
A la fois indépendants, mais inséparables.
Parfois je l'entends encore,
Un jour il me berçait, l'autre me bousculait.
Il pouvait cogner même, juste pour attirer mon attention,
Ou se rendre intéressant.
Il aimait me surprendre, bouh !
Malicieux, Anahata est fort et délicat.
Si je tends bien l'oreille, il résonne toujours en moi.
Paraît qu'il m'envoie des messages.
Pas si fragile que ça,
Anahata a rythmé ma vie, voilà tout.
Moins d'attentions, moins d'étreintes,
Puis la distance, on sait comment ça finit...
La passion ne dure qu'un temps.
Quel temps?
Le temps infini de l'oubli?
Le temps d'un pénible ennui ou d'une infime pulsation ?
Comment retrouver le chemin de mon cœur ?
Où es-tu Anahata ?
C'est à mon coeur qu'il faut dire que je l'aime pour qu'il revienne ?
Promis, juré ! Dorénavant je saurais t'écouter !
Anahata revient !

Juste le vent dans les feuilles
J'ai défait les lacets,
Les deux pieds dans l'herbe,
Pâle et ridée, j'échappe mon âme.
Je divague, je dis : « Vent, feuilles, valsez !».
Matin, rosée,
Déboutonné chemise, corset.
Rien que le vent dans les feuilles,
M'a tourné la tête.
Fondu, dans le ciel je tangue,
Cueillie, les yeux, la bouche bée,
A ses racines, je suis tombée.
J'ai compris,
Le vent malin, les branches,
Maintnant comme lui j' sais mordre la terre,
Frôler la mousse.
Comme je l'imaginais, grand et beau !
Toute ma vie d'avant j'ai rêvé du vent,
Souvent.
-A l'oreille, il m'a glissé : « T'es belle poupée ! Comme une brindille de beauté, une fantasy ! »
- J'ai répondu : « Tout doux, c'est juste l'effet du vent dans les feuilles ».
Mes deux mains jointes frappées,
Et il danse, il chante pour moi, rien de plus.
Tu veux voir ? Cache-toi, blotti
Tu verras mieux, plante tes pieds !
Le nez, le coeur en l'air, respire.
Que le vent nous engouffre !
Que les rayons nous percent l'écorce, nous ensoleille !
A ses côtés, j'ai appris,
Le vent malin, les branches,
Maintnant j' sais mordre la terre,
Frôler la mousse.
Comme je l'imaginais grand et beau !
Toute ma vie d'avant j'ai rêvé du vent,
Souvent...
Ophélia
Recueil Poésies "L'envolée"Ophélia Bouchex
Ecriture inspirée par l'amour, les prises de conscience et par la force et les possibles de la résilience.
Amour- Introspection- Rêverie- Fantaisie- Liberté

Sonder à la fois l'intime et l'universel.
L'aventure intérieure avec les mots, explorer les méandres de l'âme et développer son imagination.

La sensibilité, l'art comme vecteurs de partage et de libération. Vers une résilience.
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